XXV. Stage pratique BAFD : des erreurs à la pelle
Directeur en accueil collectif de mineurs
Accueil collectif de mineurs, c’est la jolie expression pour
désigner ce que l’on désigne communément comme centre aéré ou
centre de loisirs.
Voici un article qui vient tardivement et qui aurait certainement fait parti de mon rapport de fin de formation, si les contraintes de travail n'étaient pas venues l'interrompre. Travail en terres mexicaines oblige, j'ai dû abandonner la formation à la moitié.
I. Bien choisir sa structure
On peut dire que ce stage pratique se scinde en deux parties, ou plus exactement sur deux structures.
La
première chose que je retiens, c’est une phrase que l’on nous
répète dès la formation BAFA et à laquelle on ne prête pas
forcément attention : « choisissez votre structure en
fonction de son projet pédagogique, pas forcément selon le salaire
salaire ».
Mais
cet été-là, un autre été de transition entre deux voyages au
Mexique, j’avais particulièrement besoin de travailler de façon
rémunérée et mon centre d'origine, mon QG, ne pouvait pas se
permettre cette option. Voilà pourquoi, quand j’ai obtenu grâce à
mon frère qui a fait jouer ses relations et donc grâce à une de
mes anciennes directrices aussi, un poste dans un des centres de
Mairie de la ville de Marseille, je ne l'ai pas pensé deux fois.
Dans le cas présent, je m'étais tout juste familiarisé avec le projet pédagogique, mais je ne connaissais pas la structure en elle-même, son mode de fonctionnement sur le terrain alors que sur la deuxième structure, je connaissais non seulement le projet pédagogique, mais le fonctionnement vibrait au fond de moi, fruit d'années de travail au sein de cet accueil de loisirs.
Dans le cas présent, je m'étais tout juste familiarisé avec le projet pédagogique, mais je ne connaissais pas la structure en elle-même, son mode de fonctionnement sur le terrain alors que sur la deuxième structure, je connaissais non seulement le projet pédagogique, mais le fonctionnement vibrait au fond de moi, fruit d'années de travail au sein de cet accueil de loisirs.
II. Pas de précipitation
Il y
a eu beaucoup de choses que je n’avais pas pris en considération
non plus. Une acceptation à la va-vite, qui avec du recul, m’a
joué pas mal de torts. Je ne suis pas irréprochable non plus, mais
j’y reviendrai un peu plus tard.
Cette
précipitation m’a valu de découvrir l’équipe sur le tas, pour
ne pas avoir pu participer à la réunion de préparation qui avait
eu lieu avant mon embauche. Je ne les connaissais pas et eux ne me connaissaient pas non
plus. Des attentes, il y en avait de la part de tous, mais je ne
connaissais pas les leurs, eux, ne connaissaient pas les miennes.
Du coup l'idée, passer voir ce qu'il se passait dans les salles, de cette façon, il serait possible de pouvoir communiquer avec les parents sur la journée de leurs enfants ou du moins, du groupe. Content de mon idée, je m'executai, mais ces va-et-vient allaient trs vite taper sur les nerfs des animateurs. Résultat prévisible quand on y pense, un effet cumulé des points antérieurement mentionnés ; et un grand enseignement. La directrice en place m'a beaucoup aidé et je n'ai pas pris ses conseils à la légère. Face à cette premire équipe, je n'ai pas pu me décoller de l'image du casse-pied, cela n'aura pas été sans améliorations non plus.
D'erreur en erreur, il fallait quand même ne pas baisser les bras. D'un passage à l'autre, j'ai pu voir une équipe d'animation avec beaucoup de potentiel mais aplliquée, à mon sens, à une animation standard. J'entends par standard, propositions de jeux et de déguisements parfois... J'aurais aimé pouvoir les guider sur un terrain d'animation où l'imaginaire est omniprésent, exploiter ce potentiel et les amener à un niveau où l'animateur disparait derrière le personnage, où ils ne font plus qu'un avec l'imaginaire. C'est avec cette intention que j'allais ruiner une belle activité à cause d'une intervention au mauvais endroit au mauvais moment. Une erreur d'interprétation fatale. Ce qui allait venir comme une suggestion a été vu comme un reproche par le meneur, bon animateur, mais qu'a priori j'avais trop exaspéré pour qu'il puisse entendre ce que j'avais à lui proposer.
Mes idées, ma conception de ce qu'est un directeur étaient-elles si erronées ou bien étaient-ce qu'elles ne correspondaient pas au profil de la structure ?
S'il est vrai qu'en première lecture, les deux expériences semblent être le jour et la nuit, elle n'en sont pas moins complémentaires. Car c'est bien les erreurs de la première qui ont guidé la seconde. Et les critiques et conseils de mes collègues aussi. Toutefois, ce qui aura le plus joué, hormis la connaissance du terrain, c'est le fait de bien connaître la structure et d'être en phase avec le projet pédagogique de celle-ci. En effet, si j'avais pu passer par les étapes de réunion de préparation d'été, rencontrer par la même occasion les animateurs parler des mes attentes et surtout de mes projets, cela aurait pu avoir une toute autre tonalité. J'ai tout de même validé le stage pratique auprès de la première structure, et malgré tout, je reste persuadé que ce faux départ aura été une chance au final car il m'aura poussé à faire mieux ; ce n'était pas mal, c'était à améliorer. Une très bonne carte en main pour le futur.
III. Problème de communication
Savoir communiquer pour un directeur est fondamental. En formation, on m’a pointé ce défaut du doigt que j’allais essayer de corriger. C’est vraiment difficile et cette difficulté m’a frappé de plein fouet dès le premier jour. Invitant les animateurs à rejoindre leur salle, le message est mal passé, était-ce la phrase, l’intonation ou l’expression du visage ? Bref, premier froid jeté, première gaffe d’une longue série. Cette situation ne s'est pas reproduite par la suite, je n'ai pourtant pas eu l'impression d'avoir changé quelque chose.IV. Directeur de terrain et directeur de bureau
La première chose que j'avais en tête en commençant le premier stage pratique était que je ne voulais pas être le directeur de bureau sinon le directeur de terrain et j'ai été à bonne école été après été. Autre fait indéniable, un directeur doit savoir tout ce qu'il se passe sur sa structure. Cependant, la limite entre l'observation et le flicage est très mince. Trois directeurs, sur une petite, toute petite structure, je me suis vite retrouvé en position de n'avoir rien faire si ce n'est attendre que le temps passe.Du coup l'idée, passer voir ce qu'il se passait dans les salles, de cette façon, il serait possible de pouvoir communiquer avec les parents sur la journée de leurs enfants ou du moins, du groupe. Content de mon idée, je m'executai, mais ces va-et-vient allaient trs vite taper sur les nerfs des animateurs. Résultat prévisible quand on y pense, un effet cumulé des points antérieurement mentionnés ; et un grand enseignement. La directrice en place m'a beaucoup aidé et je n'ai pas pris ses conseils à la légère. Face à cette premire équipe, je n'ai pas pu me décoller de l'image du casse-pied, cela n'aura pas été sans améliorations non plus.
D'erreur en erreur, il fallait quand même ne pas baisser les bras. D'un passage à l'autre, j'ai pu voir une équipe d'animation avec beaucoup de potentiel mais aplliquée, à mon sens, à une animation standard. J'entends par standard, propositions de jeux et de déguisements parfois... J'aurais aimé pouvoir les guider sur un terrain d'animation où l'imaginaire est omniprésent, exploiter ce potentiel et les amener à un niveau où l'animateur disparait derrière le personnage, où ils ne font plus qu'un avec l'imaginaire. C'est avec cette intention que j'allais ruiner une belle activité à cause d'une intervention au mauvais endroit au mauvais moment. Une erreur d'interprétation fatale. Ce qui allait venir comme une suggestion a été vu comme un reproche par le meneur, bon animateur, mais qu'a priori j'avais trop exaspéré pour qu'il puisse entendre ce que j'avais à lui proposer.
Mes idées, ma conception de ce qu'est un directeur étaient-elles si erronées ou bien étaient-ce qu'elles ne correspondaient pas au profil de la structure ?
V. Rien ne vaut d'être chez soi
Frustré. C'est le mot que je garde de la première expérience en direction mais je ne pouvais pas rester sur cet impression d'échec, je contactai donc mon centre d'origine pour y participer en tant que directeur adjoint volontaire, comme complément de stage pratique. J'intégrai donc une nouvelle équipe de direction où nous serions trois.
Après discussion avec mes nouveaux collègues de mon exprérience antérieure, la nouvelle expérience commençait. J'ai découvert l'enregistrement infromatisé des arrivées et le double système de présence, un programme propre à l'accueil de loisir, et une grille externe sur excel pour "les cars" expression familière pour désigner les enfants venant en car, enfant d'un ou plusieurs partenaires du centre.Beaucoup de choses que je remettais en doute lors de la première expérience semblaient couler de source ici. Le directeur n'est pas vu comme une menace ou un poids mais comme un soutien, par conséquent, je pouvais aller et venir d'un groupe à l'autre et si besoin aider dans un groupe ou simplement apporter des conseils, mais plus tard quand le moment serait adéquat.
Les tâches de chacun étaient bien définie et un roulement établi. Il y avait une meilleure complémentarité entre équipe de direction et équipe d'animation. Ce qui a permis, finalement de mener à bien de grands projets d'animation. Ici, dans ce centre que je désigne comme mon « QG », les défauts sont devenus une force et la correction des erreurs commises m'ont mises sur la bonne voie pour devenir directeur de centre de loisirs, un directeur plus proche de l'image que j'avais, plus fort aussi.VI. Conclusion
S'il est vrai qu'en première lecture, les deux expériences semblent être le jour et la nuit, elle n'en sont pas moins complémentaires. Car c'est bien les erreurs de la première qui ont guidé la seconde. Et les critiques et conseils de mes collègues aussi. Toutefois, ce qui aura le plus joué, hormis la connaissance du terrain, c'est le fait de bien connaître la structure et d'être en phase avec le projet pédagogique de celle-ci. En effet, si j'avais pu passer par les étapes de réunion de préparation d'été, rencontrer par la même occasion les animateurs parler des mes attentes et surtout de mes projets, cela aurait pu avoir une toute autre tonalité. J'ai tout de même validé le stage pratique auprès de la première structure, et malgré tout, je reste persuadé que ce faux départ aura été une chance au final car il m'aura poussé à faire mieux ; ce n'était pas mal, c'était à améliorer. Une très bonne carte en main pour le futur.
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